Histoires : Des bénévoles au grand coeur aident des bébés toxicomanes à prendre un meilleur départ dans la vie
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Des bénévoles au grand coeur aident des bébés toxicomanes à prendre un meilleur départ dans la vie

​Il n’y a pas de bénévolat plus doux et plus gratifiant

Publié le par Ultra Mignon dans Histoires
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Le bénévolat est très gratifiant pour ceux qui le pratiquent et vraiment important pour ceux qui en bénéficient.

Mais dans la catégorie des bénéficiaires, il y a des êtres si vulnérables et attendrissants qu’il est presque impossible de ne pas laisser échapper une larme lorsqu’on pense à ce qu’ils doivent traverser, si jeunes en plus.

Il s’agit des bébés nés de mères toxicomanes et qui doivent, dès leur arrivée en ce monde, se départir d’une dépendance qu’ils n’ont pas choisie. Ces bébés souffrent du syndrome d'abstinence (ou de sevrage) néonatale. (SAN)

Alors que le taux de toxicomanie continue de grimper en flèche dans plusieurs pays, de plus en plus de nourrissons souffrent de ce syndrome, malheureusement.

Selon les centres pour le contrôle et la prévention des maladies, l'incidence des SAN a augmenté de 383% aux États-Unis depuis 2000!

Ces poupons qui ont été exposés à des drogues in utero ont besoin de soins particuliers pour survivre au processus de sevrage atroce. 

Que faire pour aider, soulager, réconforter ces nouveau-nés?

En leur offrant la base, ce dont nous avons tous besoin, surtout les bébés… des contacts humains. De la chaleur humaine. Ces bébés, comme tout autre bébé, ont besoin d’être bercés.  Ces enfants nés avec des défis spéciaux sont dépendants de la drogue et des câlins très affectueux pourraient constituer leur billet vers la guérison.

C'est pouquoi des programmes de soins câlins ont été mis en place à travers les États-Unis et dans d’autres pays pour aider les bébés nés avec une dépendance aux opioïdes. 

Flickr | Beth

Des « grands-mères », des « oncles » consacrent donc de leur temps à prendre soin de ces minuscules humains aux prises avec de grandes souffrances. Ils sont là pour les aider à s’accrocher à l’existence. Le personnel hospitalier n’est évidemment pas insensible à la situation de ces bébés, mais ils ne peuvent prendre le temps de câliner tous les bébés. C’est pourquoi la présence de bénévoles spécialement formés est si précieuse!

Une infirmière de Pennsylvanie, Jane Cavanaugh, savait qu'elle devait faire quelque chose devant les taux de toxicomanie qui continuaient de grimper dans son pays.

Elle a donc commencé un programme de bénévolat au Thomas Jefferson University Hospital pour aider ces bébés.

« Ces bébés qui subissent un retrait doivent être hospitalisés pendant de longues périodes.  Ils ont besoin de contacts humains », explique-t-elle.

Maribeth McLaughlin, infirmière en chef et vice-présidente des services de soins aux patients de l'hôpital Magee-Womens de l'UPMC à Pittsburgh, partage cet avis.  Elle supervise un groupe de « bénévoles câlins » à Magee. Ces bénévoles bercent et apaisent les bébés à risque qui ne sont pas capables de se calmer.

Selon elle, les bébés en retrait qui sont câlinés régulièrement ont besoin de moins de médicaments et rentrent chez eux plus tôt, que ceux qui ne bénéficient pas de ce service.

Flickr | governortomwolf

Les câlins aident à gérer les symptômes », a-t-elle déclaré à Today.com. « Ils sont très irritables; ils sont difficiles à consoler. Il s'agit de les emmailloter et de leur donner ce confort et leur sécurité ».

Actuellement, il existe des programmes de soins câlins dans la plupart des États, de l'Ohio au Wisconsin au Texas.

Au Québec et au Canada, il existe aussi des programmes du genre, pour les nouveau-nés hébergés aux soins intensifs.

Si vous vous sentez la vocation de « câlineur », une recherche sur le Web pourra vous orienter vers un établissement de votre secteur. Si ce service n’est pas encore en place chez vous, pourquoi ne pas le proposer à votre hôpital?

Les avantages de câlins

Contrairement à ce que l'on croyait jadis, les recherches ont démontré qu’on ne câline jamais trop les bébés.

L'importance du toucher dans le développement d'un bébé ne peut pas être surestimée. Les dernières recherches suggèrent que le fait de tenir un bébé est plus important encore que ce que l’on croyait pour le développement du cerveau.

La promotion du contact peau à peau ou « méthode kangourou» entre nouveau-nés et parents est devenue monnaie courante dans de nombreux hôpitaux.

Un hôpital à Atlanta a d’ailleurs son «grand-père des soins intensifs» qui intervient pour câliner les bébés à des moments où le personnel de l'hôpital ou les parents ne le peuvent pas. Rencontrez-le dans cette vidéo ultra émouvante:

À l’hôpital Saint-Justine, des « grands-mamans tendresse » bercent les bébés à l’unité de néonatalogie.

Merci infiniment à tous ces bénévoles au grand coeur qui font une énorme différence dans la vie de ces poupons!

Capture d'écran - YouTube -  Simplemost

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