Histoires : Elle voit un couple approcher un itinérant à la station de train. Quand elle aperçoit ce qu'il fait ensuite, elle ne peut que retenir ses larmes.

Elle voit un couple approcher un itinérant à la station de train. Quand elle aperçoit ce qu'il fait ensuite, elle ne peut que retenir ses larmes.

Donner au suivant

Publié le par Ultra Mignon dans Histoires
Partager sur Facebook
65 65 Partages

Une femme en visite à Washington a transmis un récit vécu dans une station de train, et celui-ci se propage sur le Web. Rappelant à la fois l’importance de donner à son prochain, mais surtout celle du contact humain, cette histoire est émouvante.

« En sentant le froid du vent, je savais que la température était en deçà des -15 degrés. Le froid mordait ma sensibilité californienne, tout autant que mon enthousiasme de me trouver là en touriste, alors je me suis dirigée vers la porte la plus près pour un peu de chaleur et me suis retrouvé dans l’Union Station de Washington, D.C.

Je me suis installée sur un banc avec un gobelet de café chaud, attendant que mes orteils et doigts retrouvent leurs sensations, tout en observant les gens.

De nombreuses tablées mangeaient dans l’American Restaurant et les odeurs me tentaient à prendre un repas plus tôt. J’ai aperçu un homme tout près et en voyant l’envie dans ses yeux, j’ai réalisé que lui aussi avait remarqué la nourriture. Sa silhouette décharnée, ses mains écorchées par le froid et ses vêtements en lambeaux criaient presque qu’il était sans abri. Je me suis alors demandé depuis quand il n’avait pas mangé.

Une partie de moi espérait qu’il vienne me demander un peu d’aide, mais il ne l’a pas fait. Plus je regardais, plus ma tête et mon cœur luttaient, l’un me disant de me mêler de mes affaires, l’autre m’urgeant d’aller lui chercher à manger.

Alors que le débat faisait rage à l’intérieur de moi, un couple bien habillé l’a approché. « Excusez-moi monsieur, » dit l’homme. « Ma femme et moi venons de finir de manger et nous n’avions pas autant faim que nous pensions. Nous détestons gaspiller. Voudriez-vous nous aider ? » lui dit-il en tendant un contenant de styromousse.

« Dieu vous bénisse tous les deux. Joyeux Noël, » leur répondit-il.

Satisfaite, mais aussi insatisfaite par mon manque d’action, j’ai continué de regarder. L’homme a scruté son butin, réarrangé les craquelins, inspecté le club sandwich et remué la salade, prolongeant ce repas miraculeux. Puis, lentement, il a soulevé le couvercle de la soupe et entourant le bol de ses mains, l’a humé, avant de sortir la cuillère de son emballage, de l’y tremper et la lever à sa bouche…avant de se stopper net.

J’ai tourné la tête pour suivre le regard. Un nouvel arrivant entrait dans la station. Sans gants et sans chapeau, un vieil homme venait d’entrer. Il portait un pantalon mince, une veste usée jusqu’à la corde et des souliers brisés. Ses mains étaient à vif et son visage tournait vers le violet et mon voisin dans le besoin a été le seul à agir alors que nous étions plusieurs à retenir notre souffle devant la vision.

Mettant de côté son repas, il s’est dirigé vers lui et a emmené le vieil homme s’asseoir. Il a pris ses mains glacées entre les siennes et les a frictionnées, avant de poser son propre manteau sur ses épaules.

« Pop’, je m’appelle Jack, et des anges m’ont apporté ce repas. J’ai fini de manger et je ne voudrais pas gaspiller, voulez-vous m’aider ? »

Il a placé le bol de soupe encore chaude entre les mains du vieil homme sans attendre, et le vieillard lui a répondu : « Bien sûr mon garçon, mais seulement si tu m’aides avec ce sandwich, c’est beaucoup trop pour un homme de mon âge. »

Ça n’a pas été facile de me rendre au restaurant avec les larmes qui me brouillaient la vue, mais je suis allée les retrouver avec deux grands cafés et un grand assortiment de pâtisseries.

« Excusez-moi messieurs, mais… »

Je suis repartie de l’Union Station avec beaucoup plus de chaleur que lorsquej’y suis entrée ce jour-là, même si je ne croyais pas cela possible.

Partager sur Facebook
65 65 Partages

Source: A plus · Crédit Photo: Shutterstock

Aimez / Commenter