Histoires : Leur enfant est atteint d'un très rare cancer... à seulement un an.

Leur enfant est atteint d'un très rare cancer... à seulement un an.

C'est si triste...

Publié le par Ultra Mignon dans Histoires
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Un diagnostic de cancer est toujours une chose terrible. Chez un enfant, c’est un horrible cauchemar pour les parents, surtout s’il s’agit d’un bébé. Les parents du petit Élliot Soucy ont appris le jour de son premier anniversaire qu’il était atteint d’un cancer, or, celui-ci est tellement rare qu’il n’existe aucune statistique actuellement sur ses chances de survie.

«On se sent seuls, isolés. On aimerait avoir des réponses, mais c’est impossible, parce que le cas d’Élliot, c’est du jamais-vu,» explique Suzie Duval, 27 ans, la maman d’Élliot.

À chaque mois, elle et son fils doivent demeurés isolés pendant six jours dans une petite chambre de l’hôpital Sainte-Justine afin d’éviter tout risque de contamination, car le système immunitaire d’Élliot est fortement affaibli.

Pendant ces périodes d’hospitalisation, l’enfant reçoit un traitement de chimiothérapie, branché à un cathéter. La radiothérapie n’est pas envisageable, car elle nuirait à son développement.

Il y a un peu plus d’un mois, Jason Soucy et sa conjointe avaient emmené Élliot chez le médecin en raison de difficultés respiratoires. Le petit s’est fait prescrire des inhalateurs, or, trois jours plus tard, sa maman a dû le ramener en urgence à l’hôpital de Joliette.

«Il faisait de la fièvre, c’était le signal d’urgence. On a attendu cinq heures à l’hôpital et on a vu un autre médecin, qui lui a fait passer un scan,» raconte-t-elle. Le scanner a révélé de l’eau sous les poumons d’Élliot.

«Ils croyaient que c’était une grosse pneumonie, alors on s’est tout de suite rendus à Sainte-Justine, puisqu’ils ne pouvaient pas le traiter à Joliette.» Deux jours plus tard, le 29 septembre, le diagnostic de cancer est tombé.

Dans son poumon droit, une masse de la taille d’une balle de tennis. Quelques jours plus tard, les parents apprenaient qu’il s’agissait d’un sarcome d’Ewing, une forme de cancer osseux.

«Ça nous surprend toujours de voir un enfant en si bas âge avec un diagnostic de sarcome d’Ewing. À tel point qu’on vérifie avec toute l’équipe qui pose le diagnostic, pour être sûr de ne pas faire d’erreur, puisque ce serait dramatique,» explique l’oncologue en charge d’Élliot, le Dr Yvan Samson.

Les cas de sarcome d’Ewing sont si rares qu’il n’existe pas de statistiques concernant les taux de rémission.

«On s’est demandé si c’était de notre faute, mais on nous a répondu que non, il était tellement jeune que ça ne pouvait pas être dû à son environnement. On veut savoir d’où ça vient, mais on n’aura peut-être jamais la réponse,» dit Suzie.

Toutefois, selon le Dr Samson, rien ne prédispose à cette terrible maladie.

La situation n’est pas simple pour la famille. Jason a dû prendre congé de son travail pendant un mois, pour s’occuper de leurs trois autres enfants, pendant que la mère est à Sainte-Justine avec Élliot.

Suzie a même dû fermer sa garderie en milieu familial, et ce, pour au moins un an.

Le couple a lancé une campagne de sociofinancement en attendant les indemnités des assurances, afin de joindre les deux bouts. 

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Chantal Poirier | Vincent Larin

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